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Les mystérieuses Sheela Na Gigs

Les mystérieuses Sheela Na Gigs
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Si vous ouvrez bien les yeux, vous aurez peut-être la chance de pouvoir observer de près ces étranges statues qui ornent les églises, abbayes et autres édifices d’Irlande. Les Sheela Na Gig restent aujourd’hui un grand mystère pour les chercheurs. D’où viennent-elles ? Et quelle est leur signification ?

Des statues médiévales mystérieuses

Les Sheela Na Gig sont des sculptures très anciennes représentant des femmes aux organes génitaux très imposants. Nous les retrouvons essentiellement sur les abbayes, les églises, les couvents et autres édifices en Irlande, Angleterre, Écosse et Pays de Galle. Ces gravures sont présentées sous différentes formes et dateraient pour la plupart du Moyen-Âge.

Aujourd’hui, il ne reste malheureusement aucune trace écrite médiévale qui pourrait nous donner un quelconque indice sur l’origine de ces gravures et leur signification. Cependant, de nombreux chercheurs se sont penchés sur la question et s’accordent sur certains points.

Les origines du nom

Selon eux, le nom Sheela Na Gig serait dérivé du gaélique. Pour certains, il viendrait du gaélique Sile na gCioch qui signifie La vieille Sorcière aux seins. Mais beaucoup contestent cette hypothèse sachant que très peu de Sheela Na Gig ne dévoilent leur poitrine. D’autres pensent que ce nom dérive du gaélique Sile-ina-Giob qui veut dire Sheila sur les genoux. Mais cette interprétation ne fait pas non plus l’unanimité. 

L’interprétation du dessin

Au fil des recherches, nous avons constaté que les Sheela Na Gigs pouvaient avoir plusieurs significations. Parmi elles, il y en a quatre qui reviennent le plus : la fertilité, la mise en garde contre les péchés de la chair, la protection contre le mal ou le vestige d’une divinité païenne.

Sheela-na-gig, signe de fertilité

sheela-na-gig-gravure-pierre-irlande-2C’est sans nul doute la première interprétation que l’on se fait lorsque l’on regarde ces sculptures de femmes dotées d’une poitrine proéminente. Cette interprétation est cependant remise en question lorsque l’on sait que les sculptures de fécondité présentes dans le monde entier sont, pour la plupart, conformes au modèle Willendorf qui représente une femme jeune, ronde avec les seins dévoilées. Or les statues de Sheela-Na-Gig ont plus des allures de sorcières et n’ont presque pas de seins, qui seraient pourtant censés représenter la force de procréation.

Malgré tout, de nombreuses personnes continuent à penser que les Sheela Na Gigs étaient autrefois construites dans un contexte de fertilité. On raconte aussi que de nos jours, des femmes continuent d’accoucher dos à la Sheela Na Gig pour faciliter leur accouchement.

Mise en garde contre le péché de luxure

Pour d’autres, selon le contexte architectural et religieux du Moyen-Âge, ces statues n’étaient non pas utilisées pour imager la fertilité, mais plus pour transmettre les valeurs de l’Église au peuple. Elles seraient ainsi destinées à écarter les gens du sexe et à leur montrer que la damnation éternelle les attendrait s’ils succombaient au péché de la luxure et de la chair. 

Notons également que les femmes irlandaises modernes se sont aujourd’hui approprié des Sheela Na Gigs pour en faire une figure de féminisme et de fertilité. Selon elles, la statue serait un symbole de la puissance féminine.

Les vestige d’une divinité païenne

Pour certains, il semblerait que l’image de Sheela représenterait une divinité celtique et les statues seraient alors des gardiennes de la Terres, ou même encore des déesses de la guerre. Sous leur aspect de sorcière, on les assimilent souvent à la Cailleach, une sorcière divine de la mythologie irlandaise et écossaise. Sous cette interprétation, on les décrit également comme la Déesse-Mère, qui nous rappelle que nous venons tous de la terre et que nous sommes tous amenés à y retourner lors de notre mort.

Une protection contre le mal

Une dernière théorie suppose que les sculptures de Sheela Na Gigs ont été érigées pour fournir une protection contre les forces maléfiques, comme le mauvais œil. Elles auraient également été construites pour éloigner le diable en personne. Cela semble particulièrement cohérent pour les sculptures érigées sur les murs près des portes, sur les bâtiments séculaires ou encore en haut de châteaux, hors de la vue des passants (et donc peu susceptibles d’avoir été créé pour enseigner une leçon de morale).

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